dimanche 25 octobre 2015

Samedi 7 mai 2005 : Villedieu-sur-Indre – la Chinte aux agneaux (Ardentes).

A 9h45 je m’enfonce en face de la ferme du Haras sous une « cathédrale verte » mais dans une allée boueuse.
Je gagne la zone artisanale de Villedieu-sur-Indre que je vais longer non loin de la route nationale. Le GR 46 côtoie des jardins, bosquets, vergers. Peu après il s’enfonce dans des chemins sans balisage parmi les immensités jaunes des champs de colza, s’éloignant de la grande route.
On est ici au sud de la Champagne berrichonne.
Le GR contourne une propriété privée, replonge dans les colzas hauts sur pied. Comme il se doit, la faune et la flore sont banales et clairsemées : perdrix et faisans peuplent les immensités. Un chevreuil broute sur les bas-côtés du chemin, se laisse surprendre, me précède, s’arrête de temps en temps et me laisse enfin le passage en fuyant en bonds élégants dans les céréales lorsqu’il me juge trop près.
Je traverse le village de Brelay, je franchis l’autoroute A20 et gagne une zone de vergers aux abords de l’agglomération de Châteauroux. Par défaut de balisage, le sentier se perd dans une zone de cultures et de jardins. Viviane, que j’ai contactée par téléphone, arrive parallèlement à moi de l’autre côté d’un champ. Je l’aperçois au loin avec Oscar. Je les rejoins en coupant au travers des cultures.
Le sentier atteint alors des vergers et des jardins, pénètre dans le quartier Saint-Christophe, au nord-ouest de Châteauroux. On retrouve à 13h10 le camping-car aux abords d’un cimetière.
Nous mangeons en limite d’un jardin. Après cela nous entreprenons la traversée de la ville en voiture pour gagner les faubourgs sud-est.

Le balisage du GR 46 reprend devant un château d’eau. Le sentier de randonnée traverse le périphérique sud par un passage souterrain, quitte la ville par le quartier de Brauderie. Il s’engage dans les prés et les champs, toujours céréaliers.
L’itinéraire se dirige à présent vers la forêt domaniale de Châteauroux qu’il atteint à Lourouer-les-Bois (hameau de la commune du Poinçonnet). Par une allée toute droite, l’allée du Maine, il parcourt la pointe nord-est de cette forêt. Il débouche auprès d’une propriété, franchit une voie de chemin de fer désaffectée. Peu après il emprunte un chemin bordé d’arbres, tout droit au milieu des champs. A 17h, Viviane et Oscar viennent à ma rencontre, au lieu-dit la Chinte aux Agneaux.
Nous allons passer la soirée ici, dans un renfoncement entre le chemin et les cultures. C’est la place de chant d’un rossignol qui entame sa mélodie variée à nos côtés. Au crépuscule, on aperçoit de nombreux lièvres qui gîtent et « bouquinent » aux alentours.

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